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Situé au bord du Rhin, le village ne connait, aujourd'hui, plus aucun habitant du nom de Jehl. Le cimetière, qui date de la première moitié du 19eme siècle, ne compte qu'une seule sépulture où nom de Jehl fihgure, et encore s'agit-il d'un nom de jeune fille d'une épouse GROSCHENNY. Autant dire que la lignée, qui a un jour connu ce village s'est éteinte ou est partie.

 

L'église (vue depuis le cimetière, un jour de printemps...) Le cimetière actuel n'est pas au pied de l'église, comme il est courant de la voir dans cette région. Datant du 19eme siécle, il ne connait pas de tombes anciennes.

Si des recherches doivent être faites afin de renouer les liens avec les premiers Jehl de la généalogie pour Artzenheim, il faudra s'orienter vers les archives de la région... Cependant, les archives locales pour les mariages, décès et autres baptèmes, ne remontent pas au delà de 1670 ou 1680 selon les villages. Il convient de se tourner vers les archives notariales et les cahiers terriers pour trouver des informations plus anciennes.

Les nombreuses migrations de la première partie du 19ème siècle peuvent être à l'origine de cette disparition. En effet, les villages du RIED se sont dépeuplés à cette époque : le village qui comptait 726 habitants en 1851 n'en abritait plus que 538 en 1900.

A Grussenheim, le phénomène a suivi la même tendance : 1024 habitants en 1851 puis 988 en 1900 et finalement 581 en 1954.

A JEBSHEIM, le village voisin, dont la confession est essentiellement protestante, la migration fut plus rapide encore : 1317 personnes en 1851 et seulement 854 en 1900.

Ce site m'a par exemple permis d'entrer en contact avec un lointain cousin au Texas. Il s'appelle Léo Yale. Son nom a été américanisé, mais il s'agit bien d'un Jehl, de la lignée du Martin d'Elsenheim.

L'approche de la guerre de 1870 n'est certainement pas pour rien dans ce phénomène, mais l'Amérique pour certains et l'Afrique du nord pour d'autres représentaient des terres promises. (L'origine de l'expression "pieds noirs" viendrait du fait que les Alsaciens qui émigrèrent au 19eme siècle n'étaient pas chaussés de sabots, mais de chaussures de cuir noir... il existe cependant d'autres explications à cette expression).